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Feuilleton · Merci... même à toi : trouver la gratitude envers les gens qui t'énervent / Épisode 2

L'exercice de 5 minutes pour dénicher UNE qualité positive chez quelqu'un qui t'agace.

19 septembre 2026

Précédemment

Dans le premier épisode, on a vu que les gens qui nous énervent ne sont pas là par hasard : ils agissent comme des miroirs. Le collègue qui coupe la parole, le voisin trop bruyant, le membre de la famille qui commente tout — chacun d’eux pointe vers quelque chose qui nous appartient. Une limite floue, une valeur importante, un besoin non comblé. Pas de chance, pas de malchance : juste de l’information.

Aujourd’hui, on passe à la pratique.

Admettre que les personnes compliquées peuvent nous enseigner quelque chose, c’est déjà bien. Mais en rester là, c’est un peu comme parcourir la notice d’un médicament sans jamais le prendre. Aujourd’hui, on passe à l’action. Pour de vrai. Cinq minutes, une feuille de papier, trois questions. Et le but n’est pas de « pardonner » ni de « apprécier » la personne qui t’irrite. Le but est bien plus modeste — et bien plus sincère : dénicher un seul élément utile dans cette relation compliquée.

Une suffit. Vraiment.

Étape 0 : sélectionner UNE personne (ni la pire, ni la meilleure).

Avant de poser les trois questions, il faut choisir ta cible. Et là, première erreur classique à éviter : ne choisis pas la personne qui te fait le plus souffrir. Ce n’est pas le bon point de départ. L’exercice fonctionne mieux avec quelqu’un qui t’énerve modérément — un 5 ou 6 sur 10 sur l’échelle de l’agacement, pas un 11.

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Pourquoi ? Parce que quand la blessure est trop vive, le cerveau est en mode défense. Il ne cherche pas à comprendre, il cherche à se protéger. Et on ne peut pas faire un exercice de curiosité avec un cerveau en mode bunker.

Exemples de bonnes cibles pour commencer :

  • Ce collègue qui répond toujours à côté en réunion.
  • Cette amie qui transforme chaque conversation en monologue sur elle.
  • Ce beau-frère qui donne des conseils qu’on n’a pas demandés.

Tu l’as en tête ? Parfait. Prends une feuille ou ouvre une note sur ton téléphone. On y va.

Les trois questions à envisager (dans cet ordre).

Question 1 : « Qu’est-ce qu’il ou elle fait exactement qui m’énerve ? »

Sois précis. Pas « il m’énerve en général ». Mais : « Elle arrive toujours en retard et ne s’excuse pas. » Ou : « Il parle fort au téléphone dans l’open space. » Ou encore : « Elle me donne l’impression que mes décisions sont mauvaises. »

La précision est essentielle. Une irritation floue ne peut pas être travaillée. Une irritation précise, si.

Écris une ou deux phrases. Pas plus.


Question 2 : « Qu’est-ce que ça dit de ce qui est important pour moi ? »

C’est la question pivot. Elle ne parle plus de l’autre — elle parle de toi.

Si le retard de cette personne t’énerve à ce point, c’est peut-être parce que le respect du temps des autres est une valeur forte chez toi. Si le collègue bruyant te met hors de toi, c’est peut-être parce que tu as besoin de calme pour te concentrer, et que ce besoin est rarement respecté. Si les remarques de ta belle-sœur te touchent, c’est peut-être parce que tu as travaillé dur pour prendre tes propres décisions et que tu y tiens.

Aucun de ces besoins n’est ridicule. Tous sont légitimes.

Prenons un exemple concret. Chloé est cheffe de projet. Son manager, Paul, change d’avis en permanence : il valide un plan le lundi, le remet en question le jeudi, repart dans une autre direction le lundi suivant. Chloé est épuisée et furieuse.

Question 2 pour Chloé : « Qu’est-ce que ça dit de ce qui est important pour moi ? » Réponse : « J’ai besoin de clarté et de stabilité pour bien travailler. L’imprévisibilité me coûte énormément d’énergie. » Cette information est précieuse — elle l’aide à comprendre pourquoi certains environnements la vident et d’autres la nourrissent.

Écris ta réponse. Deux ou trois phrases.


Question 3 : « Est-ce qu’il y a une compétence, une force ou une leçon cachée derrière ce qui me dérange chez cette personne ? »

C’est ici que beaucoup de gens butent. Et c’est normal. Parce qu’on nous demande de regarder quelqu’un qu’on n’a pas envie de regarder avec bienveillance.

Mais attention : on ne cherche pas à excuser. On cherche à extraire quelque chose d’utile.

Reprenons Paul, le manager instable de Chloé. Est-ce qu’il y a une force cachée derrière son comportement agaçant ? En y regardant de plus près : Paul change d’avis vite parce qu’il s’adapte très rapidement aux nouvelles informations. Il n’est pas attaché à avoir raison. Dans certains contextes — une startup en pleine crise, un marché qui évolue vite — cette capacité d’adaptation serait une vraie force. Chloé n’a pas à aimer ça. Mais elle peut reconnaître que cette qualité existe, et même se demander si elle-même n’est pas parfois trop rigide dans ses plans.

Autre exemple : Marc ne supporte pas sa voisine Sophie, qui dit toujours exactement ce qu’elle pense, sans filtre, même quand c’est maladroit. Ce manque de tact l’irrite profondément. Mais en faisant l’exercice, Marc réalise que Sophie ne ment jamais. Jamais. On sait toujours où on en est avec elle. Et Marc, lui, passe beaucoup de temps à formuler des réponses polies qui ne disent pas vraiment ce qu’il pense. La leçon cachée ? Peut-être qu’il aimerait, lui aussi, être un peu plus direct — et que cette liberté chez Sophie le nourrit autant qu’elle l’agace.

Écris ta réponse à cette troisième question. Même si elle est courte. Même si elle est hésitante. L’hésitation, c’est déjà de la curiosité.

Ce que cet exercice n’est pas (et pourquoi c’est important)

Cet exercice ne te demande pas de changer d’avis sur la personne. Il ne te demande pas de lui envoyer un message sympa, ni d’arrêter d’être énervé. La gratitude dont on parle dans cette série n’est pas de la gentillesse forcée. C’est quelque chose de plus profond et de plus utile : c’est reconnaître qu’une situation difficile t’a donné quelque chose — une information sur toi, une leçon sur ce que tu veux ou ne veux pas, une compétence à développer.

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Chloé n’a pas à remercier Paul à voix haute. Mais elle peut noter que grâce à lui, elle sait maintenant qu’elle a besoin de cadres clairs pour performer — et elle peut demander ça explicitement dans son prochain poste.

Marc n’a pas à adorer Sophie. Mais il peut noter que quelque chose en lui envie sa liberté de parole — et travailler là-dessus.

C’est ça, la gratitude envers quelqu’un qui t’énerve. Pas un câlin. Une information.

Ce qu’on a vu

On a réalisé l’exercice de 5 minutes à travers trois questions : qu’est-ce qui m’irrite précisément, qu’est-ce que cela révèle de ce qui compte pour moi, et quelle leçon ou force dissimulée se cache derrière ce comportement. On a constaté qu’il est préférable de débuter avec une personne moyennement irritante plutôt qu’avec la plus compliquée. Et on a saisi que le but n’est pas d’excuser ni d’apprécier — simplement d’en tirer quelque chose d’utile.

Demain

Dans le prochain épisode, on va aller encore plus loin. Si les autres nous énervent parce qu’ils touchent à quelque chose d’important pour nous… qu’est-ce que ça dit vraiment de nous ? On va découvrir que nos irritations les plus tenaces sont en fait une carte au trésor — et que lire cette carte avec honnêteté est l’une des choses les plus bienveillantes qu’on puisse faire pour soi-même.

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Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Il est informatif et ne constitue ni un conseil médical, ni un conseil juridique, ni un conseil en investissement.